L'Absolu Nos Textes


Jean Pascal Rodes : L'Abandon

Chaloupes Gelées

Petite ballade des amertumes accompagnées,

feux éteints à cœur ouvert ;

vaste marche tournante dans le bénéfice du doute.

Les voilà, devant des chutes de glace.

Le soleil scintille encore sur les cristaux de la marée figée.

Jenifer penche la tête, elle regarde son amie de côté, elle change de peau.

Christie propose une promenade au long du port, Jeni reprend sa place.

Elle regarde les pins, c'est l'été mais la neige n'a pas fondue.

Elle touche les congères. Ses doigts brûlent de froid.

Plus tard encore, elles s'assoient sur les rochers.

"Le pas, l'étaux me ment...

étonnée... dans l'instant ; c'est une marche arrière."

"C'est ça... les taux... sûrement... l'argent, la jachère.

Il fait froid ici. Tu n'aurais pas dû venir ; il n'y a plus de cerfs."

Deux thés, charmantes prières, muret de terre.

Une brume légère à califourchon sur le parapet, nuages-reflets, volumes cendrés.

La danse des mots m'enveloppe jusqu'au mat teint d'éphémères images surannées,

champs de lumières superposées.

Couleurs des astres en bouquet.

Parfum soprano des clochettes de muguet.

C'est du lointain avril que l'œil sans rien dire reçois des cartes postales en goutte à goutte métallique.

Flamboyantes histoires fusionnelles. Elles coulent, elles sont passées ; flanelles évanouies.

Le mat tombe. Les images déchaussent sur les flots et c'est bientôt un panorama de cercueils flottant. Mon passé flotte dans toutes ses formes décomposées, à chaque croix son étoile. Mémoire de l'eau. Galaxies d'arc en ciel dans les flocons d'écumes. Doux âtre des voluptés créatrices, vies éclairées du tréfonds. Flammèches avides de respirs, banc de sardines lunaires en zigzag, cétacés, félins des mers, entendez l'appel du naufragé et portez la nouvelle de sa position dans la bouche des convives oublieux.

S'il faut des preuves, voilà, il y en a : une toison des Bermudes, un parasol près de Murmurheylà, un démattage, un colonel de l'armée régulière, un poisson, un départ sans plan de route ni fortune, un secours inattendu des rêves.

Comme le disait le saint Mahatma en sanscrit et en senzar "Comment peut-on faire comprendre que parmi le grand nombre d'énergies universelles, certaines d'entre elles affectent des centres insoupçonnés, unissant ainsi les différent règne de la nature? De cette manière, une pierre s'approche de la conscience humaine." ou encore "Comme la contagion, due à une cause invisible, les pensées de même nature se répendent". (Agni Yoga 1929 - P188)

Voilà un bonne défense contre les importuns.

Merci chers voyages féminins, ciel de groseille et de papillon bleus, sphère de lumière azur-vert, ...


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