L'Absolu, revue littéraire

 

 

Léon Bloy : Méditations d'un Solitaire en 1916 /

Regards sur l'industrie radioactive pédophile(dans son contre-sens moderne)

 

Extrait de Léon Bloy "Méditations d'un Solitaire en 1916" - Editions La Part Commune - 2010.

 

Sans oublier d'autres étranges solitaires, Maurice G Dantec et Marc-Edouard Nabe ont "récemment" signalé et honoré Bloy à travers leurs oeuvres respectives. Et nous pouvons les remercier pour ce rappel salutaire en ces temps de gravité funèbre.

Voilà un homme qui disait vrai ; tellement vrai qu'il est encore "crucifié" par les ignorants réactionnaires à la vérité de leur pauvre condition. Et qui, faut-il le rappeler, a encore empirée depuis 1916 ! La barbarie techniquement équipée disposant d'encore plus de moyens pour administrer son venin au plus grand nombre et même, c'est nouveau dans ces proportions, au petit (qui avant s'appelait "élite" mais qui aujourd'hui ne se soucie plus de ce qu'elle mange et respire, donne à apprendre à ses enfants).

Le désastre radioactif mondial de Fukushima* apportant une nouvelle fois la preuve, après "la dispersion"** des millions de tonnes de pétrole éventrés de la station de forage BP Deepwater Horizon*** avec des milliards de litres de produits cancérigènes bons à manger avec le poisson, que les hommes et les femmes font n'importe quoi avec l'eau du bain, et que de toute leur vie ils laissent faire n'importe quoi en tous domaines.
N'importe quoi qui finit par les tuer, et leurs enfants encore plus sûrement qu'eux-mêmes ; ce qui leur apparait, à beaucoup, vieillissants déjà, comme un "lot de consolation" ("Nous en auront quand même plus profité que nos gosses"-dont ils jalousent la jeunesse pourtant si miséreuse- osent avouer certains démons devant ces jeunes agonisants) ; alors qu'ils ne pleureront même jamais, sur cette terre en tous cas, les fleuves de souffrances mutagènes qu'ils ont engendrés par leur criminelle folie court-termiste, leurs décisions "techniques" à l'emporte-pièce (où il n'est question que des pièces de monnaie - et de théatres mondains éphémères - au prix de l'horreur impénétrable et de l'ombre suffocante d'oppressions présentes et futures qui font craindre le décès pur et simple de la communauté).

Et que l'on ne vienne pas me dire, comme le fait Jacques Attali, avec l'aplomb de ceux qui constatent le chaos comme un objet raisonnable comme un autre ;
que l'on ne vienne pas me dire qu'il ne faut pas s'en prendre aux joueurs mais au jeu (comme il le "développe" dans son livre récent sur la symphonie des nations pour un nouvel ordre mondial). Alors qu'il convient d'arrêter des drames et des assassinats de masse multigénérationnels qui n'ont rien de ludiques. Et donc quand 1: le "jeu" pareillement institué comme seule survie disponible est si macabre 2: Qui entraîne et accepte le jeu sinon les joueurs "de haut vol"? et 3: Comment imaginer que de pareils "joueurs" à un tel "jeu" complotent nullement autour du butin? (c'est pourtant ce qui est généralement prétendu par les meilleurs d'entres-eux qui avec de mauvaises cartes nous la jouent grand choeur) !
Il s'agit surtout d'arrêter la folie mondiale au plus vite, et si possible dans l'ordre en effet (mais lequel?-sûrement pas celui des vieux intérêts qui ont menés au point de dégradation où nous sommes contraints!), et si possible avec l'aide de sa partie la plus large, c'est à dire les pauvres(et c'est audacieux! Mais faisable!! A trop subir...).
Et pour celà, oui, il faut s'en prendre aux joueurs immédiatement puisque le jeu ne change pas depuis des lustres malgré les palabres d'apaisement sans fondements de volonté politique et que la traversée vers la mort de ce monde est en cours (et il ne sera pas long).
Il est à noter que la catastrophe de Tchernobyl a précédée de 3 ans et demi la chute de l'URSS.
Ces cataclysmes sont aussi bien des aveux d'échecs flagrants que des déclancheurs de changements radicaux.

Avant d'expirer dans les rafales radioactives invisibles et sans parler de ce dont nous pouvons encore nous "nourrir", je vous souhaite de bonnes lectures.
Car c'est bien là à peu près tout ce qui reste du monde des êtres humains : l'art, l'esprit, et l'invisible.

Notes de l'auteur :
* : Il y a encore quelques semaines Fukushima signifiait "L île heureuse" en japonais. Ce temps est soit-disant révolu pour 10 000 à 25 000 ans (n'ignorons aucuns calculs!). En réalité, pour toujours. Car la réalité c'est l'esprit ; et dans l'esprit, un des crimes contre l'humanité, et le Japon, parmis les plus graves a été perpétré depuis là-bas, par quelques décisionnaires aux vues techniques un peu trop courtes. Juste ce qu'il faut pour que la Nature remette à plat les hypothèses les plus terribles, comme étant les plus optimistes. Ce qui a rompu une digue de bêtise. Et ce qui évapore en japonais l'idée d'île de bonheur, de rivage céruléen paisible, ainsi qu'aux yeux de toutes les langues en voie de leucémie avancée.

** : Comme disent les spécialistes tout à fait déraisonnables, ou plutôt les tellement spécialisés, que la raison et même surtout la vision globale leur échappe ; les éléments radioactifs mortels pendant 10 000 ans se "diluent" dans l'environnement ; sous-entendant par là que le vent avalerait la mort plutôt que de la répandre. Le vent divin* sans doute.

*Kamikaze (de Kami - « dieu » et kaze - « vent ») est un mot composé signifiant « vent divin » en japonais).

*** : Pour économiser quelques millions de $ qu'ils avaient pourtant, les responsables BP ont préféré prendre le risque d'une marée noire (peut-être un ami avait-il aussi besoin de vendre des dispersants à l'Etat américain - pourquoi faire des pertes quand on peut faire des profits ? On s'en fout de la santé des gens et de la beauté du monde quand le profit est ailleurs !).
Voici les preuves de tout un état d'esprit pas très compatible avec les responsabilitées millénaires confiées à ces industriels absolument pas encadrés (ou par leurs pairs, ce qui revient au même) et encore moins raisonnables. Source : http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/maree-noire-bp-aurait-pu-eviter-l-accident_891951.html
Idem pour Fukushima : des intérêts financiers privés à court-terme ont prévalus jusque dans les détails terminaux (Source : http://www.pauljorion.com/blog/?p=23657#more-23657). Ceux qui croyaient pouvoir profiter de ce petit bénéfice risquent d'être très déçus.
A voir également : http://fukushima-news.over-blog.com/article-les-specialistes-japonais-du-nucleaire-craignent-ils-pour-leur-vie-72338974.html

Note collatérale : Il n'est pas question dans ce texte de "nucléaire", car la science nucléaire est autre chose que ce que l'industrie actuelle en a fait. Savants, révoltez-vous !


Regardez ce rêve de 5 minutes de Akira Kurosawa dans les années 1980 (Rappel de l'oeuvre pémonitoire de AK).

Rappel d'autres paroles vraies dans les conditions présentes.

"Qu'est-ce qu'une catastrophe? En général la combinaison de deux catastrophes" (in "Metacortex" 2010 - P 561).
Et qui en créent une troisième... etc...
Devant toutes les réactions en chaîne possibles dans le réseau de servitude mondiale et expansées par la structure même de ce relais planétaire de l'interdiction de penser,
innutile de sortir votre calculatrice modèle Casio F(x) Oppenheimer pour savoir que nous sommes entré dans le secteur des conjonctions de catastrophes et de cataclysmes ; dans les anneaux de Saturne ! Branchez-vos GPS, ça va zouker ferme pendant la digestion !

JP Rodes pour l'Absolu.

 

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Utamaro :"Le Restaurant Shikian"

 

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