L'Absolu, revue littéraire

 

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Note De La Redaction : Pour comprendre ces deux textes il faut avoir lu "Laisse-Moi" de Aurore Celesti, ce livre a été interdit par les maisons d'édition mais reste disponible sur www.aurorecelesti.com

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Intervention critique de FY Meny sur le "Laisse-Moi" de Aurore Celesti

"Hit Parade n°9" de FP Meny

 


Lorsqu'on ne vous entend pas, on parle fort, c'est d'une logique imparable. La logique des perdants?

Quand on descend du ciel, on ne t'entend pas non plus.

Nous déclenchons l'avis de recherche sur la réussite au mérite et au savoir, chassons l'astrakan, là où il se trouve, d'immenses plaids de renard blanc ou de zibeline, un long manteau noir en ragondin.

Plan orsec pour la réussite des oies protestataires, en quoi l'insurrection servirait de lampe de rangement.

Des barrages dressés à mi chemin des formes creuses et des sillons fertiles, le récit en lambeaux conserve une trame visible, les avertissements ne servent qu'à crier au loup, et tu connais l'histoire, à force, il est là, le serpent avisé avale la blanche colombe.

Il nous faut tout pulvériser, ne rien laisser entier, ça avance d'un côté, ça avance de l'autre, c'est comme les plaques tectoniques, mes frères sont déroutés, entre nous, la tolérance est plus grande car la déviance est la mise.

Que la paix règne dans nos esprits tourmentés et allons faire la guerre à ceux qui nous font chier.

Depuis la nuit des temps nous sommes vagabonds alors cesse de te fermer les yeux et regarde autour de toi ces terres dévastées n'attendent plus que toi. Je bénis ceux qui te maudissent et je maudis ceux qui t'insultent, merde je me mélange les crayons. Hopi merde, c'est pas ça, les extra terrestres contactent les hopis sur le crash, ce sont les hopi few de roswell. Pour entrer dans la soucoupe, t'as interet à avoir ton carton à double bande infalsifiable et si tu veux pénétrer le carré vip, n'oublie pas la poudre de perlimpimpin.

Tiens un journaliste fraichement débarqué de sa province.

Alors, Metz, tout se passe bien?

Nous sommes les cultivateurs d'un désert aride me dit il en plein flap d'évacuation de la fumée

Oui, oui, le mouvement est l'impulsion primordiale.

Smooth mais pas trop transe.

Kachina wakas, du clan des blaireaux.

N'ayons pas peur de paraphraser Montaigne ajoute t'il en phase.

N'aie crainte, l'obsidienne te redonnera conscience et restructurera tes shémas mentaux

Y'a une partouze en after?

En enfer oui, retiens, ka/respect, china/esprit.

Nom d'un vinaigre balsamique, on peut savoir ce que tu branles avec une 2 CV verte, tu trouves pas qu'il y a assez de vert à la campagne.

Un clown des deux sèvres en grève générale empéchait mon vélo de passer, il se croyait chez jacques Tati.

Une certaine tournure d'esprit associée à une certaine tournure de phrase, rien à voir avec les pamphlétaires de l'entre deux guerre pour qui aller à la ligne entre chaque phrase marquait le coup. Penser logiquement la dissolution de tous les concepts. On ne dit pas à une femme fontaine, je ne boirai plus de ton eau, au pire, on la vend dans le nouvel obs pour la prendre devant la villa blanche si possible pas trop ridée.

Une jolie plante sauvage à l'orée du bois, descend de sa datsun cherry, son aspect rustique et ses fleurs verdâtres, existe en plusieurs versions, version décapotable.

Une bourgeoise en vanessa Bruno se pâme en sépia dès qu'on lui parle des faubourgs. Banquette arrière.

Il y a des pertes alentour, des torrents, ils rigolent, jusqu'où on va descendre dans l'abjection. Bella dona, je suis ton phénix à chaussettes, emmene moi loin de la daube d'opossum, je sens le lyrisme qui commence à me chatouiller le greffon, la sève érotomane que j'ai pompé à la sévère ottomane.

J'ai quelques boursouflures de l'âme.

Douce amère Amandine, on la rencontre dans les haies buissonnantes et les boissons rafraichissantes, ses pleurs violettes et son coeur jaune vif encore vert, ma petite genette a disparu lui dis je en buvant ma clairette, je te prendrai pas en levrette, la jeunette a disparue prés des vestiaires du stade, les hétaïres des stades, au stade où l'on en est, ça n'a plus d'importance, les vestales ont disparu du tableau d'affichage.

C'est pas parce que t'as deux nibards et une culotte de cheval que je t'offrirai des roses, même avec les pétales.

Une cellule morte s'il vous plait.

Evidemment, il est idiot pour un lys orangé ou un aster géant de vouloir disparaitre parmi les anémones.

Toute chair sème la ruine en traçant sa route sur la terre, son algue est un corps pourissant à l'entrée du bassin. Chacun s'en va devant lui, là, où le souffle le mène, avec son rosebud, signe de connivence tribal et générationnel.

Ou bien, on se fait les contrées sauvages aux eaux poissonneuses, ou bien on se fait un frigo avec les mignonnettes.

Les arbres miniatures, les montagnes te ceinturent. Cette sensation du col seul au firmament décollé de la rétine sur le goudron qui fond. Majestueux silence ornementé d'oiseaux. Les cigales et consorts.

Depuis le début il a mal au prologue, chez lui ça dure longtemps, faut pas lui en vouloir, c'est pas un mauvais bougre. Il s 'est crashé dans la luzerne, riche de péripéties. Je rentre pas dans les cases, je préfère dormir dehors.

Et si je me faisais encornet farçi par les boeufs à l'entrée du village, que faire, tombé dans le cul de basse fosse.

Je ne veux plus vivre dans un pays de sauvages où les cultureux assommants bombent le torse et mes oreilles pâtissent de leurs baba au rhum, ce déluge inapproprié de nom propres de Borges à Montreuil sous bois, pourquoi la culture rend prétentieux. Parler fort pour le faire savoir de la caste où chacun se croit détenteur de son savoir microscopique La devise de ce pays devrait être " tout le monde se toise, tout le monde se la pète" allez allez c'est la fête à la grenouille. Pays de sauvages où l'on marche deux heures sur une nationale sans qu'une voiture s'arrête, ceux qui passent dans l'autre sens se disent, le bon petit gars, on l'aurait bien pris, s'ils étaient passés dans le bon sens, ils auraient regardé ailleurs. Faut dire, ils sont pas cher payés, alors ils rigolent bien. Sauvages ces djeunes en bande à deux mètres d'une personne seule sans jamais la convier. En france, pour tout on pratique la double peine, si t'es seul en plus tu le payes, si t'es pauvre en plus on te coule. Commence par parler à ton voisin man! Quand j'étais à science po, j'étais punk, maintenant, je suis dandy. Quand j'étais caissier j'étais au supermarché, maintenant je suis bandit. Avant j'étais dans les black block, maintenant je suis chez Beigbeder. Depuis trente cinq ans qu'on me suit sans raison dans les supermarchés, je finirai bien par la voler l'orange du marchand.

Je sais je sais il y a aussi la Birmanie la Tchétchénie et plein d'autres nettement pires bien que les cachots français n'en soient surement pas loin, c'est pas pour ça que c'est mieux ou que ça nous empêche de nous améliorer, modestie man!

Construite sans banc, sans abri et sans urinoir, la cour empeste des les premières chaleurs dans les prisons françaises.

FP Meny (http://efpe.free.fr)





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