L'Absolu, revue littéraire Jean Christophe Grellety nous offre son texte «A Oussama Ben Laden et à ceux qui voudront prendre sa suite»

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Bonjour,

Etre édité en France n’est pas, comme vous le savez, évident. Des mauvais livres sont édités. Des bons livres ne le sont pas – et inversement bien sûr. Au cours de l’été 2004, j’ai proposé aux maisons d’édition francophone, l’essai, «A Oussama Ben Laden et à ceux qui voudront prendre sa suite». Pour l’heure, le manuscrit a été refusé, ou alors l’envoi est resté sans réponse.

C’est pourquoi je vous écris ce jour. En effet, face à ces refus ou à cette indifférence, j’ai souhaité offrir, gratuitement, le texte (pour l’instant dans le seul format Word, et bientôt au format PDF). Le document se trouve sur le site http://jeanchristophegrellety.typepad.com. Les lecteurs qui téléchargeront cet exemplaire pourront donc avoir un avis personnel sur le manuscrit, son style, ses idées, et pourront adresser sur le site leurs critiques, enthousiastes ou déçues. Ces lecteurs seront à même de juger si l’édition de ce texte n’est pas méritée, ou au contraire, justifiée, nécessaire.

S’il vous paraît être un manuscrit digne d’un certain intérêt, vous pouvez donc ainsi annoncer la disponibilité gratuite de ce manuscrit, voire une critique. Si vous souhaitez même vous entretenir avec moi de cette offre et de ce manuscrit, je suis disponible pour vous rencontrer ou en parler par téléphone.

Mes amitiés

Jean-Christophe Grellety

 

extrait (Introduction) :

Tu ne te rends pas compte. Depuis ta caverne. Tu te fais filmer, devant, ânonnant d’une voix qui est, dit-on, douce, tes «vérités», transcendantes, enfin, le prétends-tu, et tes appels aux meurtres.

Tu ne te rends pas compte – tu es la «star», internationale, de notre Temps – jusqu’à la révélation de ta mort, et le monde, et ton monde, cherchera alors un remplaçant.

Pour l’instant, tu occupes bien ton rôle, celui d’ennemi public numéro 1 de l’Occident, et figure épique de la rébellion pour quelques musulmans – quelques, …, c’est bien sûr un euphémisme.

Comme les hommes des Cavernes (tiens, au fait, la Préhistoire fait-elle partie de l’Histoire de notre espèce, pour l’Histoire, vue par ton Islam ?), il paraît difficile de vouloir et de pouvoir dialoguer avec toi. Tu sembles parler un langage, mais comme un «barbare», mais pouvons-nous nous parler, parler une langue commune ? Je ne crois pas que cela t’intéresse. Je suis «blanc», je ne suis pas, et je ne serais jamais «musulman», muslim, et, même s’il m’arrive de feuilleter le Coran, ce n’est ni avec déférence, ni à genoux, mais avec la même distance que je peux lire des livres de «vérité». Tiens, je ne suis pas non plus chrétien, et donc je n’appartiens pas à la «communauté du Livre», et je précise pour te rassurer, puisqu’il semble que tu les haïsses encore plus que les «Blancs», que je ne suis pas juif. Ni, ni, ni – suis-je donc rien ? C’est possible et je me demande finalement si je ne préfèrerais pas choisir être rien plutôt que de devoir prétendre à une «humanité» qui ferait de toi «mon frère». Je précise qu’il s’agit d’une question que je me pose – et que je n’ai pas encore la réponse, que je cherche cette réponse par ce «dialogue». Tu vois, «l’indifférence» peut aller très loin puisque je préférerais être, tiens, un chien, ou un oiseau, ou une baleine, plutôt que d’être ce que je suis, un être humain, comme toi – je veux dire par là que je remercie, Dieu, les Dieux, de ne pas être dans ta peau, de ne pas être un meurtrier réjoui, de ne pas être en danger de te ressembler. Comme ? Oui, comme le fut Hitler, ses cerbères, les nazis, le chef de la secte des Assassins, Nabuchodonosor, … «Cher» Oussama, je ne veux pas être comme toi – ni même appartenir de près ou de loin à ton monde. Je te le dis, car je suis presque certain que tu n’as pas l’habitude d’entendre à ton endroit et à ton intention des assertions aussi tranchées – tu dois vivre dans la «flatterie» permanente de tes hommes qui, c’est que l’on dit en tout cas, te vénèrent. Oussama par-ci, Oussama par-là, il semble qu’ils prononcent plus souvent ton nom que celui du Prophète ou d’Allah lui-même !

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Jean-Christophe Grellety (http://jeanchristophegrellety.typepad.com)

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